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Dépression, dopage à l’UFC, Georges St-Pierre revient sur son départ en retraite

Georges st pierre dopage
Georges St Pierre - UFC

Georges St-Pierre a cho­qué pas mal de monde lors­qu’il a déci­dé de se reti­rer du MMA et de quit­té l’UFC une pre­mier fois en 2013, mais le Cana­dien avait ses raisons.

L’un des cham­pions les plus domi­nants de l’his­toire de l’UFC, St-Pierre (26−2 MMA, 20–2 UFC) a aban­don­né sa cein­ture des poids wel­ters après avoir vain­cu Joh­ny Hen­dricks pour sa neu­vième défense de titre consé­cu­tive à l’UFC 167. Bien qu’il fut tou­jours au top de sa car­rière, St-Pierre a expli­qué com­ment plu­sieurs pro­blèmes sous-jacents ont mené à sa décision.

“J’ai eu beau­coup de pro­blèmes avec l’UFC à cause des drogues amé­lio­rant les per­for­mances”, a décla­ré St-Pierre à Burt Wat­son dans le der­nier épi­sode de “Legend 2 Legend”. « Nous par­lions à huis clos, et je sais qu’ils savent que beau­coup de leurs ath­lètes uti­li­saient des sub­stances amé­lio­rant les per­for­mances. Mais je ne suis pas stu­pide. Je sais com­ment fonc­tionnent les affaires. Ils ne vou­laient pas les tes­ter car ils savaient que beau­coup de leurs cham­pions tom­be­raient. Je pense que j’ai exer­cé trop de pres­sion pen­dant trop long­temps. J’ai été cham­pion pen­dant long­temps, et c’est dur de deve­nir cham­pion, mais c’est encore plus dur de res­ter cham­pion parce que tu as beau­coup de pres­sion sur toi-même.”

La retraite de St-Pierre a été longue mais s’est avé­rée non défi­ni­tive puis­qu’il est reve­nu en 2017 pour vaincre Michael Bis­ping pour le titre des poids moyens à l’UFC 217.

“Je pense que j’a­vais juste besoin de vacances et j’é­tais dans une sorte de dépres­sion à l’é­poque », a décla­ré St-Pierre. « J’a­vais honte de l’ad­mettre parce que j’a­vais une vie de rêve. J’ai beau­coup d’argent, je suis en bonne san­té et j’a­vais honte d’ad­mettre que j’al­lais vers la dépres­sion, parce que je ne savais pas ce que les gens pen­se­raient de moi. Ils diraient : « Oh, de quoi il se plaint ? C’est le cham­pion du monde, il est riche, de quoi se plaint-il ? ” Alors j’a­vais honte, mais je vivais une dépres­sion men­tale et en plus de ça je me bat­tais à l’UFC contre les drogues amé­lio­rant la per­for­mance, et j’a­vais beau­coup de pro­blèmes per­son­nels. J’a­vais juste besoin d’une pause.”

St-Pierre vs Hendrick, le tournant

La vic­toire par déci­sion par­ta­gée de St-Pierre contre Hen­dricks a été consi­dé­rée comme contro­ver­sée par beau­coup de gens qui pen­saient que Hen­dricks avait gagné après avoir pous­sé le cham­pion dans ses limites comme jamais aupa­ra­vant pen­dant son règne à l’UFC. Avec le recul, St-Pierre admet qu’il aurait dû s’en aller un peu plus tôt.

“Je pense que j’au­rais dû prendre ma retraite après le com­bat contre Nick Diaz (en mars 2013)”, a décla­ré St-Pierre. « J’au­rais dû faire une pause. Si j’a­vais fait ça, peut-être que je serais reve­nu plus tôt dans ma car­rière, mais je ne l’ai pas fait parce que je res­sen­tais le besoin de tou­jours com­battre le pro­chain gars parce qu’il y avait tou­jours un pro­chain gars, et c’est comme ça que je me suis ren­du compte dès que vous ter­mi­ner un com­bat, il y en a un sui­vant et encore un sui­vant, parce que le sport des arts mar­tiaux mixtes est pro­mu à pro­pos de ce qui va suivre. Il ne fait pas la pro­mo­tion de ce qui s’est pas­sé dans le pas­sé. Quelle est la pro­chaine, quelle est la pro­chaine, vendre, vendre, vendre. Nous devons vendre le pro­chain, déter­mi­ner qui est le pro­chain grand com­bat­tant qui peut battre le champion. »

Pas de contrôle antidopage

Pen­dant le règne de St-Pierre, le pro­gramme de dépis­tage des drogues de l’Agence anti­do­page Amé­ri­caine n’a­vait pas été mis en œuvre par l’UFC. Fervent défen­seur des tests de dépis­tage de drogue, St-Pierre a décla­ré qu’il avait deman­dé à Hen­dricks de se faire tes­ter avant le com­bat, mais lorsque l’UFC n’a pas exau­cé son sou­hait, il n’é­tait plus inté­res­sé par la com­pé­ti­tion s’il n’é­tait pas garan­ti d’a­voir des règles du jeu équitables. .

“En plus de la lutte men­tale et émo­tion­nelle, j’ai eu un camp d’en­traî­ne­ment de merde”, a décla­ré St-Pierre. « J’é­tais fati­gué, men­ta­le­ment épui­sé. Dans une inter­view, je disais à Joh­ny Hen­dricks, “OK, fai­sons des tests de dépis­tage de drogue avant le com­bat”, et il a accep­té au début mais (plus tard) a dit non. Il ne vou­lait pas le faire, et j’ai appris après que l’UFC lui a dit de ne pas le faire parce qu’ils ne vou­laient pas lan­cer une ten­dance selon laquelle les gens com­mencent à le faire.”

“Parce que je sais qu’il y a beau­coup de bons com­bat­tants qui sont hon­nêtes et ne trichent pas, et cela aurait fait que beau­coup de gars hon­nêtes pensent que leur adver­saire triche, les moti­vant à faire pareil et ils ne vou­laient pas que ça com­mence. Alors ils ont dit à Joh­ny Hen­dricks de ne pas le faire parce que je vou­lais le faire avec VADA (Volun­ta­ry Anti-Doping Asso­cia­tion) à l’é­poque. Donc après le com­bat avec Joh­ny Hen­dricks, juste après la confé­rence de presse, je suis allé dans une pièce avec Loren­zo (Fer­tit­ta) et Dana White, et je leur ai dit ce que je pen­sais de tout ça. … J’ai pen­sé que c’é­tait cor­rom­pu, et je suis parti.

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