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Dépression, dopage à l’UFC, Georges St-Pierre revient sur son départ en retraite

Journaliste sportif depuis 2012. Axé essentiellement sur l'actualité des sports de combat. je m'efforce de relayer des informations fiables et vérifiées en gardant un maximum d'objectivité.

Georges st pierre dopage
Georges St Pierre - UFC

Georges St-Pierre a cho­qué pas mal de monde lors­qu’il a déci­dé de se reti­rer du MMA et de quit­té l’UFC une pre­mier fois en 2013, mais le Cana­dien avait ses raisons.

L’un des cham­pions les plus domi­nants de l’his­toire de l’UFC, St-Pierre (26–2 MMA, 20–2 UFC) a aban­don­né sa cein­ture des poids wel­ters après avoir vain­cu Joh­ny Hen­dricks pour sa neu­vième défense de titre consé­cu­tive à l’UFC 167. Bien qu’il fut tou­jours au top de sa car­rière, St-Pierre a expli­qué com­ment plu­sieurs pro­blèmes sous-jacents ont mené à sa décision.

“J’ai eu beau­coup de pro­blèmes avec l’UFC à cause des drogues amé­lio­rant les per­for­mances”, a décla­ré St-Pierre à Burt Wat­son dans le der­nier épi­sode de “Legend 2 Legend”. « Nous par­lions à huis clos, et je sais qu’ils savent que beau­coup de leurs ath­lètes uti­li­saient des sub­stances amé­lio­rant les per­for­mances. Mais je ne suis pas stu­pide. Je sais com­ment fonc­tionnent les affaires. Ils ne vou­laient pas les tes­ter car ils savaient que beau­coup de leurs cham­pions tom­be­raient. Je pense que j’ai exer­cé trop de pres­sion pen­dant trop long­temps. J’ai été cham­pion pen­dant long­temps, et c’est dur de deve­nir cham­pion, mais c’est encore plus dur de res­ter cham­pion parce que tu as beau­coup de pres­sion sur toi-même.”

La retraite de St-Pierre a été longue mais s’est avé­rée non défi­ni­tive puis­qu’il est reve­nu en 2017 pour vaincre Michael Bis­ping pour le titre des poids moyens à l’UFC 217.

“Je pense que j’a­vais juste besoin de vacances et j’é­tais dans une sorte de dépres­sion à l’é­poque », a décla­ré St-Pierre. « J’a­vais honte de l’ad­mettre parce que j’a­vais une vie de rêve. J’ai beau­coup d’argent, je suis en bonne san­té et j’a­vais honte d’ad­mettre que j’al­lais vers la dépres­sion, parce que je ne savais pas ce que les gens pen­se­raient de moi. Ils diraient : « Oh, de quoi il se plaint ? C’est le cham­pion du monde, il est riche, de quoi se plaint-il ? ” Alors j’a­vais honte, mais je vivais une dépres­sion men­tale et en plus de ça je me bat­tais à l’UFC contre les drogues amé­lio­rant la per­for­mance, et j’a­vais beau­coup de pro­blèmes per­son­nels. J’a­vais juste besoin d’une pause.”

St-Pierre vs Hendrick, le tournant

La vic­toire par déci­sion par­ta­gée de St-Pierre contre Hen­dricks a été consi­dé­rée comme contro­ver­sée par beau­coup de gens qui pen­saient que Hen­dricks avait gagné après avoir pous­sé le cham­pion dans ses limites comme jamais aupa­ra­vant pen­dant son règne à l’UFC. Avec le recul, St-Pierre admet qu’il aurait dû s’en aller un peu plus tôt.

“Je pense que j’au­rais dû prendre ma retraite après le com­bat contre Nick Diaz (en mars 2013)”, a décla­ré St-Pierre. « J’au­rais dû faire une pause. Si j’a­vais fait ça, peut-être que je serais reve­nu plus tôt dans ma car­rière, mais je ne l’ai pas fait parce que je res­sen­tais le besoin de tou­jours com­battre le pro­chain gars parce qu’il y avait tou­jours un pro­chain gars, et c’est comme ça que je me suis ren­du compte dès que vous ter­mi­ner un com­bat, il y en a un sui­vant et encore un sui­vant, parce que le sport des arts mar­tiaux mixtes est pro­mu à pro­pos de ce qui va suivre. Il ne fait pas la pro­mo­tion de ce qui s’est pas­sé dans le pas­sé. Quelle est la pro­chaine, quelle est la pro­chaine, vendre, vendre, vendre. Nous devons vendre le pro­chain, déter­mi­ner qui est le pro­chain grand com­bat­tant qui peut battre le champion. »

Pas de contrôle antidopage

Pen­dant le règne de St-Pierre, le pro­gramme de dépis­tage des drogues de l’Agence anti­do­page Amé­ri­caine n’a­vait pas été mis en œuvre par l’UFC. Fervent défen­seur des tests de dépis­tage de drogue, St-Pierre a décla­ré qu’il avait deman­dé à Hen­dricks de se faire tes­ter avant le com­bat, mais lorsque l’UFC n’a pas exau­cé son sou­hait, il n’é­tait plus inté­res­sé par la com­pé­ti­tion s’il n’é­tait pas garan­ti d’a­voir des règles du jeu équitables. .

“En plus de la lutte men­tale et émo­tion­nelle, j’ai eu un camp d’en­traî­ne­ment de merde”, a décla­ré St-Pierre. « J’é­tais fati­gué, men­ta­le­ment épui­sé. Dans une inter­view, je disais à Joh­ny Hen­dricks, “OK, fai­sons des tests de dépis­tage de drogue avant le com­bat”, et il a accep­té au début mais (plus tard) a dit non. Il ne vou­lait pas le faire, et j’ai appris après que l’UFC lui a dit de ne pas le faire parce qu’ils ne vou­laient pas lan­cer une ten­dance selon laquelle les gens com­mencent à le faire.”

“Parce que je sais qu’il y a beau­coup de bons com­bat­tants qui sont hon­nêtes et ne trichent pas, et cela aurait fait que beau­coup de gars hon­nêtes pensent que leur adver­saire triche, les moti­vant à faire pareil et ils ne vou­laient pas que ça com­mence. Alors ils ont dit à Joh­ny Hen­dricks de ne pas le faire parce que je vou­lais le faire avec VADA (Volun­ta­ry Anti-Doping Asso­cia­tion) à l’é­poque. Donc après le com­bat avec Joh­ny Hen­dricks, juste après la confé­rence de presse, je suis allé dans une pièce avec Loren­zo (Fer­tit­ta) et Dana White, et je leur ai dit ce que je pen­sais de tout ça. … J’ai pen­sé que c’é­tait cor­rom­pu, et je suis parti.

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